mardi 11 octobre 2016

Jaws


« En tout cas, je le répète, ce n'est pas un accident dû à un bateau, ni à une hélice, ni à un récif de corail, ni à Jack l'Eventreur non plus. C'est dû à un requin. » Et Spielberg inventa le blockbuster et signe là, le début d’une nouvelle ère et notamment celle du cinéma « d’été », alors qu’avant ce film, l’été n’était pas propice au succès (à quelques exceptions et surprises près telles que « Bonnie & Clyde »), la population préférant souvent le soleil. Il lança aussi la mode des produits dérivés et cette « stratégie » se confirma avec « Star Wars » deux ans plus tard et Hollywood changea (malheureusement ?) à jamais. D’ailleurs Spielberg déclarera quelques années plus tard : « Je voulais réaliser un film qui laisse une trace. Pas au box-office mais dans l'esprit des gens. ». Mais attention, Spielberg n’est pas non plus n’importe quel yes man actuel à qui l’on confie plus de 300M$ pour réaliser n’importe quel blockbuster. Dès l’intro de « Jaws » le ton est donné, la bande-originale de John Williams provoque déjà son petit effet de terreur et de tension, ce qu’il reproduira à travers certaines scènes par la suite. Cette adaptation du livre de Peter Benchley bénéficie d’abord d’une belle mise en scène, qui va notamment instaurer un climat de tension et d'angoisses durant tout le film. Le scénario est bien écrit, le déroulement convaincant avec une bonne alternative des scènes calmes et angoissante. Le personnage principal est intéressant et même attachant, il a beaucoup de faiblesses et elles sont bien étudiées. A travers une galerie de personnages intéressants, Spielberg n’hésite pas non plus à critiquer l’opportunisme de certaines personnes, en montrant notamment un maire qui préfère prend le risque d’ouvrir une plage pour générer du profit alors qu’il y a eu précédemment des morts à cause du requin.


                


Les « trucages » font toujours leurs effets, et Spielberg à l’image d’autres avant lui, a la bonne idée de rarement montrer la bête. Les scènes aquatiques sont superbement filmées et on est immergé au plus près du requin et de ses proies. Et enfin, les interprétations sont excellente et en premier lieu Roy Scheider, tout comme Richard Dreyfuss en expert et Robert Shaw. C’est aussi le premier vrai gros succès de Spielberg, celui qui lança sa carrière malgré deux films précédents bien réussis (et notamment le trop peu connu « Sugarland Express ») et qui, à ce jour, n’a pas faiblit. Sans pour autant être son meilleur film, il n’en demeure pas moins brillant et un savant et efficace mélange de suspense, d’aventure et d’angoisse. Et félicitations à Spielberg de nous faire hésiter à tremper l’orteil dans l’eau depuis 1975.


                 


Le dimanche 18 septembre le FEFFS s’associe à la Ville de Strasbourg pour vous proposer une soirée de cinéma hors du commun. À 19h puis à 22h15, le film Les Dents de la Mer de Steven Spielberg (1975) sera projeté dans la grande piscine des Bains municipaux. Les spectateurs sont ainsi invités à plonger au cœur du film et à le vivre pleinement depuis des places assises sur le balcon de la piscine et, pour les plus téméraires, directement dans le bassin grâce à l’installation de bouées. Atmosphère réaliste et frissons garantis, cette séance atypique offre une ambiance aquatique en adéquation avec le thème du film dans le cadre historique d’une piscine au décor 1900. Ce film d’épouvante aux trois oscars qui marque le début de l’ère des blockbusters, met en scène un requin qui sème la terreur le long des côtes de l’île d’Amity et dévore les baigneurs. Une occasion unique pour des spectateurs avides de sensations fortes.
Source 2

1 commentaire:

  1. Je regarde des films ici en très bonne qualité. https://voirfilmstreaming.tv/ Ce site m'a vraiment plu et c'est un avantage totalement gratuit, je peux donc vous conseiller de vous familiariser avec, je pense qu'il vous convient.

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